Si je prends la peine de chanterAvant d’être dépayséeC’est être peur empêcherVos cris de se mettre à pleurerAu beau milieu de ma journéeSi je prends la peine de chanterC’est pas pour vous dépayserVous ne me laissez pas le choixC’est vos violons c’est votre voixQue sont montés du fond de moiOn a beau me dire qu’aujourd’huiY’a plus de langue j’ai plus de paysY’a que du folklore en AcadieQue c’est du vent dont je m’ennuieC’est pas ça qui va m’empecherD’avoir mal quand vous racontezQu’on laisse vos bateaux coulerAu bout du quaiOn a beau me dire que demainQu’on soit chinois qu’on soit cayenOn sera tous de même patelinLa terre est ronde on n’y peut rienC’est pas ça qui va m’empêcherDe me souvenir de vos veilléesDu parler doux que vous avezQui m’est resté