Le rap a évolué, il change de faceEt chaque époque a ses classiquesOld School, New School : peu importe, l’important c’est le respect d’la musiqueHey, aéroport de BogotaParis au top avec Boudj, Kilomaître et Mato Mad MusicC’est la Back Mafia, ça fait plaisir de kicker sur s’classiqueUne spéciale pour mes couz, cass-dédi à OxpuccEt bouge si t’as pas la dalle, derrière ça pousseC’est pour mes soeurs en foulard et les ambiances au youyouUn couplet crade sorti d’la ve-caT’inquiètes pas j’ai peut être des ptits bras mais j’ai la tate-paFuck les maisons d’skeud et leur magie du tiroirC’est l’arbouch de tre-Char qui marche dans l’anonymatTruc de fou, truc de dingue, truc de félé, truc de maladeFuck Le Pen, Fuck Sarko, on est tous cord-daC’est pour ma smala et nos khoyas qui marchent droitDepuis le onze on pointe du doigt les bu-bars en chéchiaVert, jaune, rouge tu connais l’drapeauCasquette et ghetto youth, un grand oid à l’Etat voyou25 berges, humble et loyal, ya trop de bâtardsPour un peu de dollars ya trop d’poignardJ’emmerde Le Pen Jean Marie et sa pétasse de MarineQuand c’fils de putain crévera, on aura l’sourireLes élus braquent plus de barres que les dealersMichtonneuses en Von Dutch, les ti-pe veulent percer à la WiltordLa daronne s’inquiète, grand frère décroche une signatureLes parents savent pas, petit frère casse des voituresC’est pour les ti-pe, une spéciale aux sales mômesYa pas besoin de fumer un goal pour voir qu’le monde est stoneUne spéciale pour mes acolytes, tous fana de Montana TonyMes débuts dans une ve-ca avec une bougiePas besoin d’fumer pour trouver l’inspiEphrologie naturel j’carbure à l’air purL’illicite ne va pas avec la ière-priMais si tu veux goûter, j’te roule un spliff de mesuresLes biffes changent de mainsFais leur passer l’motN’hésite pas à se salir, pour alimenter l’frigoC’est la dèche, on attend l’jour de payeLe drapeau blanc pour symbole de paixJ’véhicule un tas d’tristesse dans l’coupletJ’y mets d’la finesse, ya des gosses qui peuvent écouterCertains dans la luxure ont l’regard noyéRegardez bien c’qu’est la souffrance, vous la voyez?D’un côté ya ceux qui m’aiment, je m’accroche pour euxDe l’autre ya les haineux et les jaloux qui m’zieutentMon blaz résonne, ma plume coule autant qu’le sangChaque faiblesse renferme ses raisonsFais un tour en banlieue, ya trop de coeurs qui saignentPour ma part c’est mes rimes que j’préfère vir-serAucun talent pour finir sur l’bord d’la failleLe crime est un piège dont trop ont mordu l’appâtImagine une prunelle dans la face à Le PenFils de putain il mérite qu’on l’enterreImagine en Thaïlande où les gosses qui tapinentSi ils légalisent le bédo, ça vendra la cocaïneImagine Bakar disque d’orT’imagines l’Algérie qualifiée en Coupe du MondeImagine tous ces mômes qui meurent de famine, trente ans l’espérance d’une vie au BrésilJ’suis venu toquer à leur porte ils m’ont demandé c’est quiJ’leur ai dit c’est l’kholoto des blocsFaut d’tout pour faire un monde, passe une prod j’te la découpeJ’lui casse les côtes, en mode guerrier comme sur les sentiers de BeyrouthBakar c’est l’gars de BlidaJ’avance à ptits pas dégageC’est pour la mi-fa oubliée au villageC’est pour les bonhommes et les ptites canaillesC’est pour ceux au placard, surtout gardez l’panacheC’est pour les frere qui ont la voix, c’est pour les ptits ZidaneC’est pour ceux qu’on l’plastique pour éviter l’sidaC’est pour les futurs fidèles et les futurs imamsEst-ce vraiment d’la tristesse que tu lis au fond d’mon regard dis moiJ’ai pour nos morts quelques rimes à dédierEn quelques mots c’est un hommage à tous les quartiersLes armes apportent que dalle à part la mortSi tout le monde lève le poing c’est qu’on est tous d’accordSachez que jouer du flingue n’est pas un jeuMessieurs les députés venez faire un tour en banlieueCombien d’bavures commises sur un bronzéCombien d’frères tabassés et qu’on vient d’étoufferCombien d’mères en pleurs, combien de frères en tauleCombien d’familles nombreuses dans une petite piauleJ’ai mal, et ça s’ressent dans mes écritsToute ma ge-ra est contenue dans tous mes titresLe temps défile, assis pénard sur un bancMais bon en attendant mon encre coule autant qu’le sangUne spéciale pour mes rents-pa qu’ont tant triméN’oublie pas d’où j’viens même si j’ai signéI make music for my peopleC’est pour ma famille, ma Kilo Team et ceux qui m’suiventI make music for my peopleQue Dieu m’préserve du mauvais oeil. AmineLa vie d’en bas n’est pas tous les jours facileYa les proches qui partent, et les problèmes de familleIbrahima, Kerim, Cathy, Aboubakar, Jérôme,On oublie pas tous ceux qui sont partisQuelques rimes versées à des amis qu’j’aimaisJ’me rappelle de ces fous rires qu’on a partagéLe temps passe et j’continue d’vous aimerVotre présence nous manque si vous saviez…Ok c’est Bakar tu reconnais l’intonation du bonhommeUne paire de Nike, un Levi’s, j’suis pas un zoulou d’New YorkSamouraï sur la prod avec un flow coupe-toutSur le chemin d’la gloire t’fais pas carotte tes couillesJ’excèle dans c’que j’sais de mieux faire, kickerJ’passe des heures à gratterMes erreurs m’ont écorché,J’prends la vie comme elle vient, peu importe le décorYa que pour Dieu que j’pose les genoux au sol, on est d’accordHardcore comme la bombe Hiroshima en 45Quand t’apprends que ta gamine à 14 piges est enceinteHardcore tous ces bâtards d’politiciens mafieuxC’putain d’taf d’usine qui a esquinté la santé d’mon vieuxHardcore lorsqu’un ami donne ton blaz en Gard’avC’fils de pute tire un trait sur l’époque du cartableHardcore lorsqu’on t’braque ton daron pour l’dépouillerParce qu’il a pas voulu t’signer t’es parti le touillerHardcore comme ta première branlette en cachetteComme NTM à l’époque de J’appuie sur la gâchetteHardcore comme un molar sur l’drapeau françaisHardcore comme cette dobe qui circule en sachetHardcore comme ces prêtres qui violent des mômes à l’égliseHardcore toutes ces bouches qui parlent mal des muslimsHardcore comme un beat lourd de Mad MusicComme voir des gosses qu’ont la quinzaine porter un fusilHardcore Al Qaida gagne aux échecs contre New YorkHardcore comme le connard qui rate Chirac en pleine têteHardcore quand un poulet s’fait rôtir en banlieueHardcore car j’ai l’son qui met la pression mon vieuxYa ma voix dans les enceintesYa l’sheitan qui t’entraîne dans la descenteYa ceux qui cherchent un peu d’amour avec des billetsYa ceux qu’ont pas été décorés faut pas les oublierYa mon blaz qui tourne, ya ceux qu’ont le zen poudréYa les bouffones qu’ont rien à branler à part jouer les poupéesA la peinture ya mon blaz gravéA la tienne on s’boit un verre au café, à la santé d’ta libertéYa la France qui a une dette envers l’Afrique, tu saisYa des choses à n’pas faire, ya les tits-pe à ne pas inciterYa l’album dans l’four, ya la tape le 11 octobreHors de question d’lâcher, t’inquiètes j’me cramponneJ’voudrais remercier Kilomaître et BoudjHématome explosif et Mad MusicMarre des fausses équipes, des sans flow qui rappent malMoi j’reste classique Bakar car c’est la loi du POINT FINAL.