Et même si je ne marche plus tout à fait droit,Même si mes pas ne sont plus ceux d’autrefoisJe vais, de travers, je vaisEt même si je sais que l’on parle de moi,Que certains se réjouissent alors que d’autres prient pour moiJe vais, je ne les entends pasDu courage quand monte la fièvreEt l’orage te rejoint tout là -hautAu-dessus de la villeDu courage, rester au dernier étageEn plein soleil, ma peauNe connaît que toiDe là -haut, j’entends encore ta voixC’est de là -haut que je te sens près de moiAlors, je vais et je ne redescends pasDe là -haut, on pense que je suis au plus basMais c’est de là -haut que je me souviens de nous en avrilJe ris de nouveaux souriresPlus une larme, que du sel dans les yeuxEt souvent, me revient le jour de tes adieux au mondeDepuis, je vaisEt je vais le plus haut possible imaginerJe vais où l’on se perd pour mieux te trouverTu me réponds de nouveaux sourires