Encore une fois, ding-dong ça sonne à ma porteJ’regarde dans l’judas ma voisine est sous Adel ScottCrie qu’ma musique est trop forteQue comme daddy j’fous « l’del-bor » avec mon hip hopJ’la stoppe, j’lui claque ma porte ça fait longtemps qu’j’la supporteVite avant que le ciel ne m’emporteJ’retourne à ma feuille blanche, des heures qu’j’y plancheMais comme l’EDF, y’a des moments faut qu’j’débrancheJ’descends en passant j’prends mon courrier901 francs d’électricité à payer, mais moi j’fais commentBudget trop serré, pas d’quoi m’éclater, kiffer une soiréeJ’ai des priorité : mon loyerEncore une fois dans la rue, la rue, la rueJ’me fais siffler, je choisis d’ignorerEn r’tour m’fais maltraiter, insulter de « tasspé »A mon tour d’enchaîner faut bien qu’un jours vous compreniezTrop de « tasspé » dans vos bouches coulent et ça m’toucheEt c’est vous qui répondez présents aux rendez-vousNe sais tu pas qu’elle bat des cils pour t’aguicherN’a qu’un souci : savoir aujourd’hui te faire tremblerElle fait des régimes pour mieux te plaireEn squelette va te satisfaire, moi ta déesse lisséeTissée comme une tigresse qu’tu « surenchères »J’la rabaisse à un vulgaire bout de chairQui gesticule, s’articule comme un YorkshireQuand je bouge mes fessesC’est pour mes négros à mes concertsOu sur mon homme seule pour que je joue les expertsC’est clair, j’respecte ceux qui s’respectentRespecte ceux qui t’respectentEt pour ton intellect adopte mon dialecteRefrainL’shetan m’envoie son compliceVise comme il transforme ma vie en suppliceRien à faire pour qu’ça cesseLa situation bascule et l’ambiance passe au stressEncore une foisEncore une fois, j’croise hélas des victimes « pessa »Façon « lope-sa » comme miss Lil’KimElles me dévisagent ai-je une tête de hors-la-loiJe nage, j’m’arrête sage faut bien qu’je sachePourquoi les ladies s’tirent dans les pattesAlors qu’on « mouve » toutes comme des belles à quatre pattesCandidates comme Pasqua pour que j’les frappeL’envie m’dévora comme si j’étais une psychopatheLasse j’enterre l’histoire, tourne alors vers le RERStoppée net par les képis verts, retour en arrièreCondamnée comme les gens d’mon espèceJ’fais des prouesses, j’évite le papier vertVertige soudain nez à nez avec mon daronQui s’la jouant baron s’la pète avec c’te midinetteQui l’caline à la recherche d’son carnet de chèqueQui la fascine : l’endoctrine mieux qu’un d’ces dires de StalineJ’rentre la tête, grisée d’pensées, j’ai le spleenRefrain