J’ouvrirai les yeux comme s’ouvre le matinComme après ces nuits polaires, quand le soleil revientJ’éteindrai le feu de ce foyer qui m’éteintJe laisserai maison close pour un bandit de cheminPeut-être demain ou après-demainQu’importe le temps, je veux le souffle des ventsLaissez mes bagages, je n’emporte rienQu’un peu de courage et quelques rêves d’enfantsJe m’en vais demain ou peut-être après-demainPour une route à écrire, une ligne dans ma mainJe renais demain, à plus tard, on verra bienSi la chance me délivre de ces rails et de ce trainAdieu ma belle, tu n’y es pour rienL’amour et le ciel, on ne les voit bien que de loinGuette à ta fenêtre ou respire enfinLa fin n’est peut-être pas que l’on ne s’aimait que bienJe m’en vais demain ou peut-être après-demainPour une route à écrire, juste un trait sur un dessinJe renais demain, à plus tard, on verra bienLa fortune est si docile à ceux qui ne manquent de rienJe m’en vais demain ou peut-être après-demainPour une route à écrire, une ligne dans ma mainJe m’en vais demain et le monde m’appartientEncore un verre, amis tristes de votre sort ou du mien ?Peut-être demain ou après-demainQu’importe le temps, je veux le souffle des ventsLaissez mes bagages, je n’emporte rienQu’un peu de courage et quelques rêves d’enfantsJe m’en vais demain pour encore avant la finPour encore un peu des autres, pour une larme de rien