Yâa des jours de plaineOù dans les nuages on voit la merYâa des jours de plaineOn voit plus loin que la terreYâa des jours de plaineOn entend parler nos grands-pèresDans le ventYâa des jours de plaineJâai vu des métis en peinture de guerreYâa des jours de plaineOù jâentends gémir la langue de ma mèreYâa des jours de plaineOn nâentend plus rienà cause du ventJâai grandi sur la plaineJe connais ses rengainesEt ses ventsJâai les racines dans la plaineEt toutes ces rengainesDans le sangJâai des racines en FranceAussi longues que la terreJâai une langue qui danseAussi bien que ma mèreUne grande famille des milliersDe frères et soeursDans le tempsJâai des racines en FranceAussi fortes que la merUne langue qui penseUne langue belle et fièreEt des milliers de motsPour le dire comment je visQui je suisJâai grandi sur la plaineJe connais ses rengainesEt ses ventsJâai les racines dans la plaineEt toutes ces rengainesDans le sangYâa des jours de plaineOù dans les nuages on voit la merYâa des soirs de plaineOn se sent seul sur la terreYâa des nuits de plaineOù yâa trop dâétoiles trop de luneLe ciel est trop clairYâa des jours de plaineOn voit plus loin que la terreYâa des jours de plaineOù je nâentends plus la langue de ma mèreYâa des jours de plaineOù même mes grands-pèresNe sont pus dans le ventJâai grandi sur la plaineJe connais ses rengainesEt ses ventsJâai les racines dans la plaineEt toutes ces rengainesDans le sang