Ce jour-là , ah ah. Le sifflement du vent, ah ahSe faufilait jusque sous ses couvertures. Cet homme était un peu fêlé.Absorbé par une idée fixe. Il sâempressa de se leverLa journée idéaleAtterrissant sur son balcon. Un frémissement dâexcitationSans aucun doute lâorage approche⦠Un rendez-vous galantIl nây a pas dââge.Au loin il entendait le vent qui chuchotait:Aaaaaccroche-toiLa saisissant, ah ah. Dans un bonheur inespéréLa corde à linge se laissa prendre. Bondissant sur les feux de sa rampeLe bonhomme alla sâépingler⦠oui sâépingler!Au beau milieu il allait pendre. Tout suspendu comme à sécherOn finit par le remarquer. Dans la rue les passants se moquaientEt lui lançaient : mais quâest-ce que tu fais? Câest comme ça!Lâhomme épinglé de répliquer : Jâattends lâorage, oui jâattends lâorage.La foudre ma bien-aimée. On va bien sâéclaterAaaacroche-toiLa pluie commençait à bombarder. Et chacun courrait se cacherLaissant lâhomme accroché. Laissant lâhomme virevolterLaissant lâhomme délirer! Câest comme ça!Ãa grondait et ça pétait. Oh le carnageOh câest dommage. La corde allait lâcherLe ciel allait craquer. La foudre sa bien-aiméeIls vont bien sâéclater!Aaaaacroche-toiâ¦Et puis comme rechargé. Lâhomme rôti-secouéRetourna se coucher. Ne vivant que pour le prochain momentOù il pourra de nouveau embrasser le firmamentâ¦