Je vais comme une pierre lancéeAu milieu des buildingsJe traverse la plaine comme un souffle sans bruitJe vais comme une flamme sous la neige brûlanteQue nul ne peut éteindreOn ne m’a donné ni arme ni larmes à mes yeuxQue ce cheval d’acier noir et ce corps sans visageJ’ai l’âme de l’enfant et la mémoire du vieuxL’éternité, c’est long quand on marche sans coeurJe suis le cavalier sans têteEt je cherche un amourAu travers des tempêtesMoi, je cherche le jourMoi, je cherche la flammeQui viendra m’éclairerL’âmeDu haut de ma monture, sur des escaliers de brumesJ’entends le cri des hommes qui ont perdu l’amourAlors, j’envie soudain ceux qui ont larme à l’oeilQui pleurent l’océan à se noyer dedansCelui qui m’a fait, voulant faire de moi l’immortelInvincible, il a fait l’armure mais il a oublié le coeurPuisqu’on a fait mon âme dans un acier linceulC’est de l’humain tout entier dont moi je porte le deuilAu hasard des cités, ami, parfois je rêveDe croiser sur la route une femme à deux coeursQui juste par amour partagerait son êtreMettre un peu de mortel à ma triste éternelleJe suis le cavalier sans têteEt je cherche un amourAu travers des tempêtesMoi, je cherche le jourMoi, je cherche la flammeQui viendra m’éclairerL’âme