L’un près de l’autreSe tiennent les amantsQui se sont retrouvésPour cheminer côte à côteRetrouvés dans la mortPuisque la vie n’a pas su les comprendreRetrouvés dans l’amourLa haine n’ayant pas pu les atteindreLes feuilles, les feuilles tombentSur leur lit de NoceQue la terre soit douceSoit douce aux amants de TeruelEnfin réunis dans l’ombre…L’un près de l’autreIls dorment maintenantIls dorment, délivrésDe l’appréhension de l’aubeSe tenant par la mainDans l’immobilité de la prièreRenouant leur sermentDans la tranquille éternité des pierresLa Nuit leur ouvre ses portesTout rentre dans l’ordreLeur étreinte demeureDemeure à jamais suspendueAinsi qu’une note d’orgue…