Les Hommes – Damien Saez – letras

Ils naissent un matin et comblent de bonheurPoussent un premier cri qu’ils pousseront toujoursQu’ils sont beaux d’innocence et qu’ils sont beaux d’espoirQu’ils sont beaux de jeunesse, qu’ils sont tristes d’y croirePuis comprennent un peu mieux, mieux de jour en jourQue la vie c’est de vivre, sans jamais voir le jourQue la vie c’est de vivre, vivre de jour en jourQue vivre c’est frémir, et frémir à toujoursIls parlent d’être libres, de fortunes, de paysde femmes à conquérir, ils parlent de partirPuis ils parlent d’amour comme on parle d’un rêveQu’on fait de jour en jour, jour après jourEt puis voilà l’amour, et c’est alors qu’on s’aimeEt qu’on va s’inventer qu’on est roi qu’on est reineOn se prend à rêver qu’à deux on est invincibleQuand il n’est plus qu’attendre, à se partagerAlors ils marchent ensemble, en pauvres condamnésAlors ils rêvent ensemble, de rêves fatiguésAlors ils marchent ensemble, car il faut bien vieillirPuis ils vieillissent ensemble car il faut bien mourirIls meurent au matin, non ce n’est pas le soirIls meurent un matin bouffés par leur mémoirePoussent un dernier cri, avant l’éternitéCar ici respirer rime avec agonieQuand soudain le néant fait place à l’InfiniQuand enfin le silence nous ramène à la vieQuand enfin délivrés de la pénitenceJaillit de l’Imparfait la nouvelle naissance

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