Promenant, son regard, ses penséesSe laissant, dériver, emporterAu gré d’une échappéeSur la place, balayée, par l’étéCe marché, agité, des paumésAu fil d’une journéeRien qu’en traînantRien qu’en marchantRien qu’en traînantPassait le tempsCes vieillards, nonchalants, trébuchantsCes enfants, inconscients, impatientsAu milieu des crisEt cet homme, désÅuvré, sans raisonCette femme, délaissée, sans passionAu milieu des bruitsRien qu’en traînantRien qu’en marchantRien qu’en traînantPassait le tempsAutour de moi, s’animent les visagesDans un moment d’égarement, balancé lancé par le ventAutour de toi, défilent les imagesS’abandonnant nonchalamment, emporté porté par le tempsRien qu’en traînantRien qu’en marchantRien qu’en traînantPassait le temps