Roberta – Cali – letras

Quand dans ma vie c’est tellement mortA faire rougir un mortJe ne me morfonds pas, nonJe pense à RobertaQuand dans ma vie c’est tellement videA faire danser un timideJe ne pleure pas, nonJe pense à RobertaQuand ma vie est terneQue mon coeur est en berneMa femme que je n’aime toujours pasAlors je pense à RobertaQuand dans ma vie c’est tellement laidA faire slammer un curéJe ne m’écroule pas, nonIl y a RobertaRoberta est toute petiteEt dans ses yeux noisetteJ’ai vu tout de suiteComme une odeur de fêteRoberta a 82 ansRoberta a trois enfantsQui pourraient être mes parentsParfois j’y pense de temps en tempsMa Roberta a une robeQui trébuche jusqu’aux chevillesEt pendue à un lobeUne petite croix qui brilleRoberta a aimé des hommesUn cuisinier et deux soldatsMais sur sa cheminée qui trôneC’est bien une photo de moiRoberta est toute menueEt quand elle me rend mes souriresJe crois fort au petit JésusSur son oreille qui s’étireRoberta a 82 ansRoberta a trois enfantsQui pourraient être mes parentsParfois j’y pense de temps en tempsDans les allées du cimetièreNous promenons sa mémoireAu fil des noms sur les pierresElle comme il était cocu son mariEt lui, lui quel salopardEt quand dimanche arrive au boutDe son après-midi pluvieuxJe pose ma tête sur ses genouxEt elle joue avec mes cheveuxPuis dans ses draps qui sentent en siècleElle me dit qu’elle n’a pas fait çaDepuis son dernier soldatAlors elle pleure ma RobertaElle me dit qu’elle n’a plus le tempsD’être raisonnable et elle prendMes joues entre ses mainsEt mes lèvres pour du bon painOui Roberta a 82 ansJe ne connais pas ses grands enfantsJe sais qu’ils pourraient être mes parentsElle en rigole à quelques dentsRoberta a toujours sa gourdeD’eau bénite sous le brasElle l’avait ramené de LourdesAvec des amis tous un peu plus âgés que moiQuand ma vie est nulleQu’entre elle et moi le torchon brûleDans le coton de mes rêvesDanse sans cesse RobertaQuand ma vie est une merdeMes mômes sont laids et ils m’emmerdentMais dimanche arrive à grands pasEt dimanche c’est RobertaRoberta aura les mains tenduesComme quand elle m’attend chaque foisAvec le sourire que n’a jamais euLa sangsue que je n’aime pasRoberta aura mis sa robeCelle qui cascade jusqu’aux chevillesEt puis accrochée à son lobeSa petite croix qui brille

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