Dans la nuit qui descendait,Je la voyais s’éloignerEt, soudain, là dans la rue,Vers un autre elle a couruElle partait sans regretCertaine que j’approuvaisJe n’avais jamais rien dit,N’étais-je pas un ami ?Alors, pour ne pas pleurer,Et pour ne pas crier,Que je l’aimais autant,J’ai serré les dents.On a partagé nos jours,Sans jamais parler d’amour.Nous étions les plus heureux,L’amitié au fond des yeuxEntre nous rien de caché,Nous n’avions pas de secretJe n’avais jamais rien ditN’étais-je pas son ami ?Alors, pour ne pas pleurer,Et, pour ne pas crier,Que je l’aimais autant,J’ai serré les dents.Et, voilà , qu’hier au soir,Elle est venue me revoir,Pour me présenter celui,Qui était toute sa vieJe les ai félicités,Ils allaient se marier.Je devais dire ceci,N’étais-je pas un ami ?Alors, pour ne pas pleurer,Et, pour ne pas crier,Que je l’aimais autant,J’ai serré les dents,J’ai serré les dents,J’ai serré les dents.