Zonzon on t’as vu, t’es prisL’jury des assises bien trop vite résilie ton contrat pour la vieJ’t’imagine aujourd’hui engraissé aux raviolis j’en pâlisPaniblem tu t’disais en garde à vuePas d’blèm tout ça c’est du déjà vuJe n’vois que ma haine aujourd’hui ils t’ont euZonzon zonpri on t’as vu t’es prisClic-clac, c’est le bruit de la cléFin d’soirée ou début d’matinée, tu viens d’arriverTa nouvelle vie vient de commencer. Ta liberté s’est envoléeTu n’l’avais pas imaginé, ta vie est programmée, minutéeTes faits et gestes sont contrôlésSurveillées, matées non stop, l’maton mastoc te bloqueJ’évoque les coups d’bâtons pesant du chnockPrison = Bâtisse à haute-tensionC’est l’monde des coups de pression. AttentionDétention ferme ou provisoireDu couloir au parloir il n’y pas d’échapatoireRefrain (x2)Soul’vé pour un délit mineurT’as frappé un contrôleur, tiré sur un dealerDealer ou justicier, quelle est l’ampleur.Quand ils le rangent tem tem dans leur classeurPour eux t’es l’élément perturbateurLes faits restent accusateursOn donne raison au meilleur des orateursà la version du Troufion celle du procureurStupeur quand je vois ce mélange de malfaiteursDu pointeur au kidnappeurOù l’assassin ne sait même pas pourquoi il refroiditTa liste de mauvais plan, elle s’agranditMais le plus grand risque c’est qu’à ta sortieT’en gardes le souvenir d’une vie paisible et sans souciCar si tu rechutes ils gagneront leur pariRefrain (x2)On abolit la peine de mortPar souci de bonne conscience mais la pire des sentencesReste qu’on ne démolit pas les remordsDans ta vie pleine d’ennuis tu médites sur ton sortTu végètes sur ton lit comme le fruit qui mûrit petit à petitTrop tu pourris, tu choisis de faire le tour de tes souvenirsMieux vaut qu’espérer s’en sortirTa joie de vivre aujourd’hui, ces rares lettres manuscrtiesEt peu de visites, avoue qu’tu cogitesVia la prison sortiront des amis d’éliteTerrassés par cette vérité. Une relation privilégiée liera les rescapésLa tornade est passée. Le bateau a coulé.On réembarque ceux qui restent à côtéFamille, amis dans la même galèreOn sait pourtant qu’il n’y a rien à faireLa terre tourne toujours regarde par la fenêtreRefrain (x2)